Une nouvelle molécule doublement efficace contre le cancer
Pour parvenir à ces conclusions, les trois directeurs de l’étude, Ara Hovanessian, Jean-Paul Briand et José Courty, tous trois chercheurs au CNRS, ont procédé à des expériences sur des souris et sur plusieurs types de cellules cancéreuses humaines (cancer de la prostate, du sein, du colon ou le mélanome). La molécule a été introduite par injection sous la peau ou dans la cavité abdominale de souris auxquelles avaient été greffées des cellules tumorales d’origine humaine, à 2-3 jours d’intervalle pendant un mois.
Résultat, ce traitement expérimental a entraîné une "inhibition significative de la progression de tumeurs, voire même dans plusieurs cas l’éradication de cellules tumorales", selon les scientifiques. La cellule, efficace, peut enfin être produite à l’échelle industrielle. Le CNRS dispose d’un brevet protégeant cette découverte, et c’est la société ImmuPharma qui a obtenu la licence d’exploitation exclusive. Elle a développé une famille de composés de deuxième génération plus efficaces encore qu’HB-19 (une moléécule nommée « NUCANT » (pour NUcléoline ANTagoniste), cinq à dix fois plus puissante que HB-19) et espère pouvoir commencer une étude clinique préliminaire (dite de phase 1) dès 2009.