Sclérose en plaques : des progrès dans les traitements
Il y a une dizaine d’années, seuls les corticoïdes permettaient de traiter la SEP, en agissant uniquement sur la durée des poussées. Aujourd’hui, les avancées thérapeutiques sont réelles et il existe plusieurs traitements :
les
immunomodulateurs qui agissent sur la phase inflammatoire et sont
efficaces sur les formes rémittentes, c’est-à-dire des formes évoluant
par poussées (2/3 des cas de SEP au début). Ces médicaments permettent
de diminuer de 30 % en moyenne la fréquence des poussées, et semblent
aussi réduire le handicap à moyen terme, mais chez certains patients
seulement. Des études en cours tentent de trouver une explication à ce
fait.
les
immunosuppresseurs, des traitements plus "agressifs" et prescrits en
deuxième choix pour une durée courte, dans des formes très
inflammatoires.
le
Natalizumab, un traitement qui permet de réduire de 68 % le taux de
poussées mais qui comporte des risques de complication et est donc
réservé aux formes très actives de la maladie.
Quant aux formes de SEP progressives, elles n’ont toujours pas de traitement adapté et efficace à l’heure actuelle mais des études sont en cours et un essai thérapeutique devrait voir le jour prochainement. Au futur, les espoirs de traitement reposent sur une trentaine de molécules aujourd’hui testées dans le cadre d’essais cliniques, la plupart en traitement des formes rémittentes.
Enfin, depuis une dizaine d’années, de nombreuses recherches visent à mieux comprendre le processus de réparation de la myéline. Ainsi, deux tiers des lésions sont spontanément remyélinisées en totalité ou partiellement. Les recherches actuelles visent à comprendre ce phénomène et les facteurs qui rentrent en jeu.