La visioconférence fait son entrée dans les tribunaux
Le Ministère public a proposé de recourir à ce dispositif technique « en raison des risques de représailles sur la partie civile ». En l'espèce, les prévenus se trouvaient dans l'enceinte du tribunal, et leur accusateur devait être entendu depuis un lieu tenu secret. L'ensemble du dispositif reposait sur une connexion sécurisée.
« Le ministère de la Justice encourage cette pratique », souligne
Guillaume Didier, conseiller du Garde des Sceaux, Pascal Clément.
« Pour des raisons de sécurité, le témoin est présenté sous X,
c'est-à-dire que l'on ne distingue que sa silhouette. Il n'apparaît que
de dos, à contre-jour, et sa voix est déformée. Ce dispositif permet,
en outre, de faire des économies significatives. Mais il ne peut
toutefois pas être généralisé pour les petits délits et doit
logiquement rester cantonné à la sphère des affaires traitant de
criminalité organisée ou de terrorisme ». A l'instar du bracelet
électronique, qui semble être entré dans les mœurs, l'adoption de la
visioconférence dans les prétoires est un signe de plus de la
révolution technologique à l'œuvre dans le système judiciaire français.
Source : ALTINEWS et Ministère de la Justice